
Red Kronos : l’ambition en équipe

Fondée au premier semestre 2026 par Alexis Da Fonseca, Red Kronos est née d’une envie simple : réunir des pilotes qui s’apprécient autour d’un projet commun. Composée de Martin Guerard, Jeremy Duval, Tom Danel, Ines Krouchkova, Louis Baubigny, Tony Torelli, Maximilien Langlois et récemment de Simon Farigoul, le collectif s’est structuré en seulement quelques mois et a enchaîné cinq victoires. Une réussite rapide qui a fait grandir ses ambitions.
En seulement quelques mois, l’équipe vise désormais la Finale Mondiale SWS au format 12 heures. Alexis nous raconte la naissance de Red Kronos, la complémentarité de ses pilotes et la cohésion qui porte le projet.
Quelle est l’histoire derrière la création de l’équipe ?
Cela fait bientôt trois ans que je fais du karting de location, principalement en sprint. Je n'ai pas une grande expérience de l’endurance à la base, mais j’aime profondément la gestion d’équipe, les associations et le fait de monter des projets qui peuvent aller loin. J’ai créé Red Kronos pour rassembler des personnes avec qui je m’entendais, partager et prôner haut les plus belles valeurs du karting.

Comment l’équipe s’est-elle constituée ?
Ma première volonté était de créer une équipe 100% française. Je me suis tourné vers les pilotes d’Île-de-France, qui roulent au RKO et qui apprécient ce circuit. J’ai proposé le projet à plusieurs personnes, certaines étaient déjà engagées ailleurs mais d'autres ont souhaité intégrer le projet. Petit à petit, un groupe s'est formé. Aujourd'hui l'’équipe fonctionne bien et une vraie cohésion est née.
Nous avons ensuite rencontré Simon Farigoul lors d’une course organisée au RKO. Le courant est très bien passé et je lui ai proposé de rejoindre le projet, ce qu’il a accepté. Sur le papier, nous avons une équipe capable de faire de belles choses, même s’il nous reste encore à travailler.
Vous avez enchaîné cinq victoires d’affilée. Qu’est-ce qui explique cette réussite aussi rapide ?
C’est difficile de donner une seule explication. Nous avons de très bons pilotes individuellement, avec des expériences différentes et complémentaires. Certains ont beaucoup roulé en endurance, y compris sur de longues courses, tandis que d’autres viennent davantage du sprint. Chacun apporte donc des connaissances et un point de vue différents.
De mon côté, j’aime beaucoup la stratégie et la façon de compenser un éventuel manque de performance, par exemple au niveau du moteur. La complicité entre nous et le partage des connaissances nous permettent de compenser les points faibles de chacun. Ces premières courses devaient surtout nous servir d’entraînement, donc nous sommes très contents des résultats. Nous visions même une sixième victoire d’affilée, que nous avons manquée à cause de moi , je l’assume !
**Qu’est-ce qui a fait la différence dans ces courses : le niveau des pilotes, la cohésion, la stratégie, ou un peu de tout ça ?
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Je dirais le niveau individuel des pilotes, la cohésion et la stratégie. Comme nous nous entendons bien, nous nous écoutons facilement et nous sommes prêts à essayer les idées des autres. Nous pouvons faire des erreurs, mais nous apprenons beaucoup à chaque course. Nous découvrons aussi les points forts de chacun en dehors de la piste : la stratégie, l’analyse, le suivi des karts… Cela nous permet d’avoir des pilotes performants en piste, mais aussi capables d’apporter une vraie plus-value à l’équipe en dehors de la conduite.

Vous êtes à la fois fondateur, président, pilote et parfois team manager. Comment répartir ces rôles pendant une course ?
Je suis le fondateur de l’équipe et le président de l’association. Je suis aussi pilote, même si je roule peu et je peux parfois assurer le rôle de team manager.
Les rôles sont définis à l’avance pour chaque course. Nous partageons un calendrier, chacun choisit les courses auxquelles il souhaite participer et le rôle qu’il veut occuper. Selon les épreuves, Brice, Inès ou moi pouvons être team manager, tandis que les autres pilotent.
Cette saison devait être une saison préparatoire : nous testons différentes choses et chacun doit apprendre. L’idée est que nous devenions tous des membres complets de l’équipe, en piste comme en dehors. Nous laissons donc à chacun la possibilité d’essayer, et les erreurs font partie de l’apprentissage. En tant que président, je ne décide pas seul : comme dans toute démocratie, nous votons ensemble !
Quel est votre objectif pour cette fin de saison ?
L’objectif est maintenant d’aller en finale mondiale SWS, dans le nouveau format de 12 heures. J’aime l’appeler la « finale pour les petits budgets », car c’est ce qu’elle représente pour nous. Au départ, ce n’était pas du tout le projet. J’avais simplement réuni des amis et des personnes que j’apprécie dans le karting pour essayer de construire quelque chose ensemble. Nous voulions faire quelques courses de deux heures, puis les victoires ont donné une nouvelle dimension au projet. Aujourd’hui, nous avons l’ambition d’aller chercher la finale mondiale. Il nous reste six victoires à obtenir pour atteindre notre objectif de douze victoires cette saison.
Qu’aimeriez-vous que les gens retiennent de Red Kronos ?
Red Kronos, c’est avant tout une équipe qui veut s’amuser et avancer ensemble dans la même direction. Nous sommes partis de rien, avec quelques pilotes issus du sprint et, pour la plupart, peu d’expérience en endurance. Aujourd’hui, nous avons de l’ambition et des objectifs qui nous semblaient très élevés au départ. J’espère que cette équipe restera soudée et qu’elle ira loin dans les années à venir, portée par ce groupe d’amis et de personnes qui s’entendent aussi en dehors du karting.
Tout a été décidé ensemble, du nom de l’équipe au style des combinaisons. Pour moi, une vraie équipe, c’est ça : chacun peut proposer des idées et participer aux choix. Il faut bien sûr quelqu’un pour mener la barque, mais c’est la cohésion qui nous fait avancer. Comme dit le dicton : « Seul, on va plus vite ; à plusieurs, on va plus loin. » C’est ce que Red Kronos représente aujourd’hui.